Sur les coteaux de lisle
aux confins du Fronsadais
et du Puynormand
Savignac-de-l’Isle

On connaît Savignac à ...

jeudi 18 février 2010

A Toulouse

TOULOUSE

Jean-Baptiste-François-Hyacinthe LABAT DE SAVIGNAC -
(Bordeaux, ? - Toulouse, 1784)

On ignore la date de sa naissance, mais Louis de Mondran, dans son manuscrit relatif à l’Histoire de l’Académie royale des arts de Toulouse, nous apprend qu’un sieur de Savignac, gentilhomme de Bordeaux, avait remporté plusieurs récompenses à l’Académie, et qu’il y devint professeur. Son nom apparaît parmi les membres associés artistes à l’Académie et il disparaît après 1784 des Almanachs de la ville. En 1773, il avait acquis une maison, au 32 de la rue des Blanchers ; collectionneur, il y montrait un cabinet important et prêtait volontiers aux Salons du Capitole. En 1752, il remporte le grand prix d’architecture de l’Académie de Toulouse. Mais ce qui le fit surtout apprécier du patriciat, ce sont les beaux hôtels qui caractérisent encore l’art de vivre toulousain. On lui donne, en effet, l’hôtel du président au parlement, Roux de Puivert (8, rue Bouquières), l’hôtel de Chalvet (11, rue Mage), l’hôtel Bonfontan (23, rue Saint-Etienne). L’édifice le plus caractéristique et le plus réussi reste l’hôtel d’Espie (auj. Courtois de Viçose). La faillite du comte le fit passer, après 1754, entre les mains du marquis de Chalvet, qui élevait au même moment le château de Merville - et sans doute sous la direction de Labat de Savignac - Directeur de l’école d’architecture (à partir de 1763), il y enseigne longtemps et forme de brillants élèves parmi lesquels Arnal, dont la carrière se déroula à Madrid, et J.-A. Raymond qui fut, à Paris, un des architectes à la mode à l’époque de Ledoux, de Boullée et de De Wailly.

B. T. J.-L. Lagarde in Bulletin municipal de la ville de Toulouse, sept. 1937.

Jean-Marie Joseph INGRES, (dit Ingres père) célèbre peintre, sculpteur et dessinateur, était originaire de Toulouse.
Le jeune homme est remarqué dès son enfance pour ses dons artistiques et rentre à l’Académie royale des arts de Toulouse à l’âge de 11 ans. Il y reçoit une solide formation artistique à la fois éclectique et poussée de la part de ses professeurs : le peintre Jean-Pierre Rivalz (1718-1785) ; le sculpteur François Lucas (1718-1813), le miniaturiste Guillaume Bouton, l’architecte Labat de Savignac.

Que sait-on de la jeunesse de ce célèbre architecte ? Son père, dans son Mémorial nous donne des précisions :
Jean-Baptiste-François-Hyacinthe LABAT DE SAVIGNAC est né le 16 février 1709 à 11 heures 1/4 du soir rue des Fossés de la ville (actuel cours Victor Hugo) à Bordeaux, dans l’appartement familial. Il fut ondoyé [1] le lendemain à l’église Saint André en l’attente de l’arrivée de son parrain et grand-père M. de Fénelon. Sa marraine sera Mme de Spens d’Estignols de Lancre sa grand-tante, originaire de Saint Macaire commune située au sud de Bordeaux.
Le 19 février, soit 3 jours après sa naissance, comme dans toutes les familles aisées à cette époque, il quitte la maison familiale pour celle de sa nourrice qui habite à proximité de Bordeaux.
Il sera sevré et ramené à sa demeure le 24 août 1710. Son père note qu’il pleure et crie fort.
Il est le troisième enfant du couple Joseph-François-Ignace de Labat et Angélique Marguerite de Fénelon qui aura 13 enfants dont 12 survivront.
Premier garçon il sera particulièrement préparé pour succéder à son père au Parlement de Bordeaux et à la tête de la baronnie de Savignac. Son grand-père Jean Baptiste de Fénelon, député du commerce de la ville de Bordeaux, officie à Paris près du pouvoir. Il prendra en charge son petit fils qui fera ses études au collège de Juilly.
Sans doute en opposition avec la volonté familiale, il embrasse la carrière d’architecte et s’installe à Toulouse où il réussit brillamment. (Caroline Le MAO : chronique du bordelais au crépuscule du grand siècle : le Mémorial de Savignac).

A Oradour sur Glane

ORADOUR SUR GLANE

Pendant plusieurs dizaines d’années, au XVIme siècle, les barons Lescours de Savignac furent également seigneurs de cette bourgade.
C’est Jean de Lescours, guerroyeur et protestant, qui épousa Jeanne de Gain, fille du seigneur d’Oradour-sur-Glainé. Le château féodal d’Oradour a été démoli, mais la branche Lescours d’Oradour atteignit le XIXme siècle avec le rang de marquis.

A Quinsac

QUINSAC

M. Xavier de Lard de Tizac de Lapouyade me conta que Joseph François Ignace de Labat de Savignac l’auteur du Mémorial, son ancêtre, était très pieux. Il vouait une grande dévotion à Sainte Foy dont il se prétendait d’ailleurs le descendant. Il réussit à faire venir de Conques un morceau de relique et lui fit bâtir une chapelle avec ce magnifique retable. Cet édifice tombant en ruines, le retable fut démonté et transféré dans l’église paroissiale du lieu.

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(Archives Jean Marcel NATTES)


Cliquer pour voir le rétable dans son nouvel environnment
Ce serait plutôt l’auteur du Mémorial, Joseph François Ignace de Labat baron de Savignac qui aurait fait construire la chapelle sur le domaine de Monclayron appartenant à son épouse Angélique de FENELON. Son fils Jean Baptiste de Labat de Monclayron (1er de la branche Labat de Monclayron) n’avait que 17 ans en 1733 date de la construction de la chapelle qui abritait le retable. A-t-il procédé à des aménagements par la suite ?

A St Macaire

SAINT MACAIRE

A Bordeaux

BORDEAUX

A cause du Mémorial de M. de SAVIGNAC

A Arveyres

ARVEYRES

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La chapelle de Bastouney, située dans la palus d’Arveyres, au milieu des vignes et à proximité de la rivière Dordogne.
Elle aurait été construite par les Labat de Savignac sur des terres leur appartenant. Elle est aujourd’hui désaffectée, un mur latéral a été démoli et elle sert de remisage à du matériel agricole.

Livres

SAVIGNAC DE L’ILLE EN 1837
Bourg assez considérable à 6.650 m de Guîtres, situé sur le coteau dont l’Ille baigne le pied : la commune comprend en outre 6 villages et un petit port.
Son territoire, sablonneux sur le coteau, gras dans la plaine est partout assez fertile : il produit du blé, du vin et des légumes.
Le château de Savignac, autrefois plus considérable, était un château fort du moyen âge.
Population : 640 habitants.
(D’après Jouannet)

SAVIGNAC DE L’ISLE EN 1847
- Superficie : 447 hectares
- Population : 560 habitants
- Budget communal : 2.943 Francs
- Scolarisation : 35 garçons et 8 filles

SAVIGNAC DE L’ISLE EN 1870
- Population : 450 habitants
- Superficie : 447 hectares
- Altitude : 30 m
- Situation : 8 km au sud – sud-ouest de Guitres ; 8 km au nord de Libourne
- Bordé : au nord par Bonzac, à l’est par St Denis, au sud par les Billaux, à l’ouest par Galgon
- Arrosé par : l’Isle et son affluent la Saye
- Chemins d’intérêt communal : de Galgon à Guîtres ; de St Denis de Pile à St Martin du Bois
- Bureau de Poste : St Denis
- Bureau de tabac : St Denis
- Villages principaux : Savignac, Pichot,
- Petit port sur l’Isle
- Sol : au Sud, palus, comprenant la moitié de la commune, resserrés entre l’Isle et la Saye et formant une sorte de presqu’île ; au Nord, terrain plus élevé et argilo-calcaire
- Sous-sol : argile plastique, souvent propre à la fabrication des briques et tuiles, ou de terre sablo-argileuse, compacte.
- Division du sol : terres labourables 150 ha vignes en joualles : 200 ha prés : 60 ha chênes : 4 ha oseraies : 2 ha sol bâti et jardins : 12 ha chemins : 12 ha rivières et ruisseaux : 17 ha
- Vins blancs : d’Enrageat, ordinaires
- Vins rouges : produits par 3/5 de Malbec, 2/5 de Merlot, cabernet et autres cépages
- Prix de primeur : de 200 à 300 fr
- Bétail : 142 vaches, servant à l’élevage de veaux vendus à 3 mois, 1.500 poulets dont les 2/3 sont vendus sur les marchés voisins
- ENTREPRENEURS

  • AUBERGISTE - CAFETIER : Jean LAMY
  • ENTREPRENEUR DE BATISSES : Antoine JODEAU à Puyrenard
  • MARCHAND DE BETAIL : DARNAJOU
  • BOUCHER - BOULANGER : DARNAJOU
  • BOUCHER ET MARCHAND DE BETAIL : Jean ROBERT
  • DENREES COLONIALES : DUPAS
  • MEUNIER : Jean NICOLAS à Caussaye
  • FABRICATION DE TUILES ET BRIQUES : Jean FEUILLET au Bourg
  • VITICULTURE : Château de Savignac, Bertrand MARTINON à Pichot, Arnaud JONNEAU à Pichot, Jean BOSSUET au Sillat, Jean FERCHAUD aux Maréchaux, Pierre ROBERT à Migon, Jean DUPAS à Migon, GAUSSENS à Migon, Ulysse DUPAS à Migon, plus une cinquantaine de petits viticulteurs.
(Editions Féret)

SAVIGNAC-sur-L’ISLE (St-Félix). cant. Guîtres
Egl. XVe ou XVIIe s. à 2nefs. - Chevet plat. Porte sous porche, 2 cloches 1735 et 1738 (classées).
Plateau d’offrande didanderie, cuivre repoussé, décoré d’une scène évangélique (Annonciation). Christ en bois.
Bibliographie : AUGIER, Bull. Soc. Arch. 1891 ; CXI, CXV.
Petit mais remarquable chât. début XIVe s. avec, auprès, restes d’un autre petit chât. XVIIe s.
Bibliographie : L. DROUYN, La Guyenne militaire. - Mémorial général de M. de SAVIGNAC (Ed. Biblioph. de Guyenne).
(Guide touristique, historique et archéologique de la Gironde de Mgr O. Laroza - 1975 - Editions Féret)

[1] Baptême pratiqué par un laïc permettant d’attendre souvent l’arrivée des parrain et marraine chez les élites. L’enfant est considéré comme baptisé en cas de mort avant la cérémonie officielle.


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