Sur les coteaux de lisle
aux confins du Fronsadais
et du Puynormand
Savignac-de-l’Isle

Les poissons migrateurs

jeudi 18 février 2010

EN TRAVAUX

Lamproies, alose, gatte et anguille

Debout les marins d’eau douce, mille sabords. !!
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La classification des poissons

Lamproies




LES LAMPROIES

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Les lamproies ne sont pas des poissons au sens strict. Cet animal n’a pas de squelette osseux. Toutes les lamproies fraient en eau douce, habituellement dans les cours d’eau claire aux fonds de graviers ou sableux. Les lamproies marines remontent les cours d’eau comme les saumons. La lamproie marine est une espèce classée vulnérable en Europe dont les populations européennes ont très fortement régressé au cours des dernières decennies. Grâce à l’équipement de plusieurs obstacles en passes à poissons, elle a recolonisé une partie du bassin. Le lien direct entre une reconquête du bassin par la lamproie et le développement de sa population n’est donc pas évident. D’ailleurs, les observations qui indiquent ces dernières années une forte progression du nombre de lamproies sur le bassin de la Dordogne sont aussi valables sur les bassins voisins, par exemple sur l’Adour et sur les fleuves côtiers portugais. Il faut noter que la lamproie marine est l’une des principales ressources de la pêche professionnelle qui s’exerce sur le bassin Gironde, Dordogne. Elle représente un chiffre d’affaire de plus de un million d’euros.
(Source Epidor : établissement public territorial de la Dordogne)

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Construction d’un nid de lamproie


La lamproie : un étrange poisson fossile
d’après Isabelle BRISSON (Le Figaro sciences - 15/10/2007)

La lamproie mérite peut-être, plus encore que le cœlacanthe, l’appellation de « fossile vivant ».
La découverte en Afrique du Sud d’un spécimen datant d’il y a 360 millions d’années (Dévonien) par des scientifiques qui le décrivent dans la revue britannique Nature montre en effet un cas remarquable d’évolution ralentie. Cet animal existait déjà pratiquement sous sa forme moderne à cette époque reculée. Jusqu’à présent, les paléontologues avaient recueilli deux spécimens, de 330 et 125 millions d’années (Ma).
Cet animal qui ne possède aucun os est rarement retrouvé fossilisé. Pour cela, il faut que l’environnement soit anoxique (sans oxygène), que la conservation se soit opérée avant que les tissus se dégradent.
Cet ancêtre (Priscomyzon riniensis) de nos actuelles lamproies mesurait environ 2,5 à 3 cm, alors que de nos jours la lamproie marine fait environ 1,20 mètre et celle de rivière de 25 à 30 cm.
Jusqu’aux années 1960, les paléontologues pensaient que la lamproie s’était diversifiée récemment et que son étrange bouche munie d’une ventouse était venue au cours de l’évolution comme un caractère spécialisé. L’étude propose un nouvel arbre généalogique. Ce dernier montre que la divergence entre les lamproies (vertébrés) et les myxines (non-vertébrés) qui sont les deux groupes de poissons sans mâchoires se serait faite plus tôt que l’on pensait (il y a 360 millions d’années au plus tard).
Elle indique aussi que les poissons cuirassés du Dévonien qui n’avaient pas de mâchoires et qui étaient pris pour les ancêtres des lamproies, sont plus proches des poissons à mâchoires actuels que des lamproies.
Unique au sein des vertébrés, la lamproie vit à l’état de larve dans des fonds sablonneux pendant sept à neuf ans avant de se métamorphoser et de vivre encore un à deux ans.
Sa ventouse, qui sert aussi à déplacer des pierres pour construire son nid, est équipée d’une langue, sorte de cartilage piston denté, armé de dents dures comme la corne, permet d’absorber le sang des petits poissons après avoir gratté leur peau.
« J’en ai fait l’expérience moi-même, raconte Philippe Janvier, paléontologue au Muséum (MNHN), après avoir laissé mon bras dans l’eau pendant dix minutes j’ai voulu enlever le poisson. À ma grande surprise mon bras saignait abondamment. »
L’animal dispense un anesthésiant et un anticoagulant, ce qui explique que le scientifique n’ait rien senti alors qu’il se faisait vampiriser. Philippe Janvier signe un commentaire sur l’étude dans la revue Nature de cette semaine.
La lamproie devient de plus en plus rare à cause des aménagements des berges dans les rivières. Ce qui n’empêche pas les anglais de lui conserver une tendresse particulière.
Si Henri Ier n’était pas mort d’une indigestion de ce poisson, le royaume d’Angleterre ne serait pas revenu aux Plantagenêts. À tel point que, chaque année, la reine actuelle reçoit encore une galantine de lamproie pour son repas d’anniversaire.

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Bouche de lamproie marine

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Larve de lamproie (ammocète) - (Photo CEMAGREF [1])

Durant la période larvaire, l’ammocète, enfouie en partie dans le sable, se nourrit en filtrant des micro-organismes au niveau de sa bouche.Il existe deux autres espèces de lamproie dans le bassin de la Dordogne : la lamproie fluviatile et de rivière (lamproyon), et la lamproie de planer (plus petites). Leurs effectifs sont très bas.

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Comparaison des trois espèces au stade adulte : une lamproie marine [2] de 75 cm, une lamproie fluviatile [3] de 27 cm et une lamproie de planer [4] de 10 cm
(Bassin Gironde Garonne Dordogne - Photo CEMAGREF)

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Image hébergée par Casimages.com : un rond

Différentes méthodes de pêche à la lamproie : filet, bourgnes et l’inévitable filet rond que l’on nomme ici un "rond", très utilisé sur l’Isle en général par les pêcheurs amateurs.

Pour en savoir plus sur les lamproies cliquez sur les 2 liens ci-dessous :

- Le petit Buffon - Université de Jussieu
- Fédération des pêcheurs de l’Allier
- La station expérimentale du CEMAGREF sur les poissons migrateurs à St Seurin sur l’Isle. Son travail et ses recherches portent sur le repeuplement des poissons migrateurs dont l’esturgeon.
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KILL LAMPREYS IN AMERICA

Les Grands Lacs représentent une ressource de grande valeur que se partagent le Canada et les États-Unis. Les activités de pêche dans les Grands Lacs produisent jusqu’à quatre milliards de dollars pour la région, chaque année.
La qualité de l’expérience de pêche en ces lieux est toujours menacée par la perte d’habitat, la pollution et la présence d’espèces exotiques nuisibles comme la lamproie marine. Elles n’ont aucune valeur commerciale et ne servent de nourriture à aucun autre poisson.
Au cours des années 1940 et 1950, on a assisté à une véritable explosion des populations de lamproie marine dans la partie supérieure de ces lacs, puisqu’on ne disposait alors d’aucune méthode efficace de lutte. Cette situation a largement contribué à l’effondrement de populations de poisson de valeur, comme le touladi et le corégone, qui étaient les piliers économiques des pêches prospères des Grands Lacs.
Actuellement, la principale méthode de lutte contre la lamproie est l’application de lampricides sélectifs qui tuent les larves de lamproie dans les cours d’eau d’alevinage où ils ont à peu près aucun effet sur les autres espèces de poisson ou de faune. La technique de lâcher de mâles stériles vise à atténuer le succès de reproduction de la lamproie marine. Des obstacles ont été construits pour empêcher la migration vers l’amont des lamproies marines vers les frayères, tout en permettant à d’autres poissons de passer sans trop de perturbation.

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CUISINER LA LAMPROIE

Image hébergée par Casimages.com : lamproie az cuisine
(Cliquer sur l’image ci-dessus)

Un site imposant et riche qui me parait très bien fait, pédagogique, et fortement illustré par des photos et même des vidéos. Les diaporamas sont sur Picasa : cliquez pour les voir sur le petit appareil photo noir.
Vous trouverez des recettes pour consommer la lamproie aussitôt (dont l’inévitable lamproie à la bordelaise) ou pour la mettre en conserve.
Le site s’est peu à peu enrichi d’autres recettes qui ne concernent pas la lamproie.

Alose

LA GRANDE ALOSE OU ALOSE

Grande alose

Pour en savoir plus sur les aloses cliquez sur le lien ci-dessous : Site nature Aquitaine
- description,
- cycle biologique,
- reproduction,
- frayère.


Nouveau : Menace sur la grande Alose (La Dépêche du 13 mai 2010) Clic-ici.


Sauvetage de la grande alose (Le résistant du 3 avril 2008)
A la suite de l’effondrement constaté du stock de l’espèce Alosa alosa (grande alose), le comité de gestion des poissons migrateurs “Garonne - Dordogne - Charente - Seudre - Leyre” a décidé l’application d’un moratoire sur la pêche de la grande alose. Un plan de sauvetage de la grande alose sera intégré dans le plan de gestion des poissons migrateurs (Plagepomi) 2008-2012. L’arrêté préfectoral en date du 19 février 2008 stipule l’interdiction de la pêche de la grande alose sur l’ensemble des cours d’eau du département de la Gironde et fixe les conditions de pêche relatives à l’alose feinte (Gat). Les poissons de l’espèce “grande alose” capturés accidentellement au moyen de filets dérivants, devront obligatoirement être remis à l’eau, même morts, après démaillage immédiat du filet à bord du bateau, sous peine de verbalisation. Cette disposition s’applique également pour les pêcheurs utilisant d’autres engins de pêche que le filet dérivant. La pêche de l’alose feinte ou gat (Alosa fallax) au filet dérivant est autorisée jusqu’au 15 mai 2008, d’une demi-heure avant le lever du soleil à une demi-heure après son coucher. La maille de 45 mm maximum est autorisée. D’une demi-heure après le coucher du soleil à une demi-heure avant son lever, seule la maille de 36 mm maximum est autorisée. A compter du 16 mai 2008 et jusqu’au 30 juin 2008, l’utilisation de filet dérivant est interdit sur les axes Garonne - Dordogne et Isle. Il est rappelé que les pêcheurs amateurs et professionnels aux engins et aux filets ont l’obligation de consigner au fur et à mesure et pour chaque espèce de poisson, les résultats de leur capture sur un carnet de pêche. Les prises accidentelles de grande alose devront être enregistrées.

Gatte

L’ALOSE FEINTE OU GATTE, GAT




- Alosa finta (Cuvier) - Clupéidés ou
- Alosa fallax (Lacépède 1803)
En basse vallée de l’Isle, elle est appelée gat pour le mâle et gatte pour la femelle. Ce poisson est souvent pêché au filet rond (carrelet) mais peut l’être également à la ligne.
Taille adulte : 30-40cm (max. 55cm), poids adulte des femelles : jusqu’à 2 kg et moitié pour les mâles. L’espérance de vie est de 6-7 ans.

Description Le corps de l’alose feinte est fusiforme, légèrement comprimé latéralement. Elle se caractérise par la présence d’une seule nageoire dorsale courte et des opercules striés. Le dos est vert bleuté, les flancs et la face ventrale sont argentés. Une tache noire est présente en arrière de l’opercule suivie (si elle est d’origine atlantique) de 7 à 8 autres taches sombres.


Reproduction L’alose feinte est un poisson anadrome. Au moment de la reproduction, les adultes remontent les fleuves de mai à juillet vers les sites de ponte. Les distances de migration sont moins importantes que la grande alose. Le frai a lieu la nuit, en bancs, dans des zones peu profondes sur des substrats composés de sables et de graviers. La quantité d’œufs pondus a son importance puisque on les mange avec ou sans (plutôt sans) le poisson lui-même. L’alose finte pond 50 000 à 200 000 œufs dans une eau à 20°C. Les adultes meurent généralement après la reproduction. Les juvéniles migrent ensuite vers les estuaires et la mer au cours de la première année. Comme dans le cas du saumon, ce poisson vient se reproduire sur son lieu de naissance.

Régime alimentaire et mode de vie En mer, les adultes consomment essentiellement du zooplancton et des petits poissons. En eau douce, les juvéniles se nourrissent de petits invertébrés (insectes, crustacés).
Ils restent quelques mois en rivière puis gagnent la mer où ils effectuent une phase de croissance de 2 à 8 ans ; la maturation sexuelle est plus longue chez la femelle.

Répartition géographique L’alose feinte se rencontre sur les côtes européennes (du Portugal au nord de la Norvège) ainsi qu’à l’ouest et au nord du pourtour méditerranéen.

Anguille

L’ANGUILLE

Pour en savoir plus sur les anguilles, cliquez sur le lien ci-dessous : Fédération des pêcheurs de l’Allier

[1] Centre national du Machinisme Agricole, du Génie Rural, des Eaux et Forêts

[2] Petromyzon marinus

[3] Lampreta fluviatilis

[4] Lampreta planeri


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